Les écritures d'un nouveau monde

La bienvenue à Flic en Flac

Cet article a été écrit depuis l'île Maurice, pays indépendant depuis 42 ans, dans l'océan Indien. Un village, ou plutôt une station balnéaire située en bordure de mer, retient tout particulièrement mon attention. Elle se nomme Flic en Flac. (Dans les fichiers joints, quelques photos de l'endroit vous raviront sûrement)

         Je représente, à l’instar de milliers de personnes sur la planète, un sauveur capable d’aiguiller ses semblables. Malheureusement, l’obscurité qu’affectionnent les civilisations, dites riches, trouble cet état de fait ; détériore l’objectivité si cruciale dans le déploiement de mes forces. Pourtant à bien y réfléchir je goûte à la libération momentanée et, sans même m’en apercevoir, la splendeur de mon âme s’étend à travers moi. Je suis donc l’un de ces sauveurs potentiels d’un monde en péril. Une sorte de mission me pousse à sortir des normes préétablies. A me différencier de ce que mon éducation m’a laissé croire, le tout porté par l’espoir de vivre ce que je suis vraiment.  

Vous allez me prendre pour un fou - si ce n'est pas déjà fait... - mais j’ai foi en un avenir meilleur. Un avenir où mes enfants, un maximum de vos  enfants, parviendront à renverser la donne. Me sera-t-il alors donné le privilège de participer à leur côté à la conception de ce nouveau monde. Pourrais-je un jour assoiffé mon idylle, tant décriée, d’une humanité renaissante ?...                                             

         Toutefois, à l’opposé de ces pures intentions, une exaspération m’alimente malgré tout. En fait, je frôle carrément la dépression ! Le ralentissement économique active ma soif d’idéalisme. Forcément des doutes s’amoncellent sur l’interface de l’esprit ; retardent l’émergence de qualités naturelles enfouies sous la couche épaisse de mon ignorance. Alors je pars à la quête des fameux ‘’qui suis-je’’ et ‘’où vais-je ?’’. Avec cette étrange sensation d’être accompagné sur la voie, je pars à l’aventure. A fortiori, l’Inde, avec son caractère mystique, révèlera à coup sûr le don pour lequel je suis né.  (Extrait de l'Entré en matière du troisième roman de la trilogie).

          C'était de cela il n'y a pas si longtemps. Depuis, suite à un tour du monde assujetti à de nombreuses lectures, j'ai trouvé ma voie. Je suis devenu écrivain aux dents longues, tout en souhaitant dans mon coeur qu'un maximum de mes semblables se rallieront à la dimension supérieure. 

Oh là ! Où va-t-il celui-là ?!

Non, n'ayez crainte. Je ne suis pas là pour vous faire décoler avec des extra-terrestres... J'aimerais simplement, par le biais de mes thrillers d'anticipation, vous vanter les mérites d'une vie en phase avec l'enthousiasme et le respect. Quand je parle de respect, c'est aussi bien le respect de Soi, le respect de l'environnement et le respect d'autrui.

Nous sommes nombreux aujourd'hui sur cette voie de l'épanouissement de l'être, non pas pour faire du fric mais seulement pour remplir notre devoir envers la mère la vie. C'est quand un déclin s'annonce que l'Universalité sème des âmes afin que le salut sublime l'apocalypse. Nos enfants, vos enfants, sont les enfants arcs-en-ciel. C'est eux qui auront à charge de sauver un monde qui basculera dans le chaos dès 2065.

 

 

 

Pour en revenir à Flic en Flac, je m'y suis installé depuis peu. Entre écriture d'un troisième roman ''Les âmes soeurs'' et l'organisation de stages d'éveil, je me rends compte au quotidien que ce territoire, aussi grand que l'île de la Réunion, convient à un juste milieu des cinq continents. Le mixage des couleurs et des cultures est très étonnant ; porteur d'une énergie féconde. C'est doux et fort à la fois. Au fil des jours, ça devient mon chez moi.

A bientôt pour d'autres aventures.

Bien à vous. All the best.

Vda

 

 



Publié à 02:17 , le mar 14 oct 2008, Flic en Flac
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- VORTEX - Intégration 1

Depuis son village natal et bien avant cette étude des rouages de la nature humaine, Aventura, sans le savoir, prend peu à peu conscience de ces fondements. Plus que jamais, ce combat entre les différentes personnalités qui se manifestent au sein de son appareil cognitif altère l’objectivité de son discernement. Le tout s’étant renforcé avec le temps, un malaise inconscient ralentit sa progression.                                                                                                                                             Cependant, malgré ce vacillement de la pensée, David désire désormais se hisser jusqu’à un stade marquant l’alliance constante au bien-être. De sorte qu’au détriment d’une circonstance désobligeante qui compliquerait à nouveau sa vie, cette matrice du Moi, dorénavant affranchie, ne s’accaparerait plus indéfiniment l’interface de l’esprit. Celui qui ne rêve pas n’est pas. De fil en aiguille, cet aspect trompeur, qui désoriente malgré tout le plus sage des initiés, tout en enclenchant un défaitisme porteur de valeurs dépréciées, cesserait son activité si dévastatrice pour la réalisation de la psyché. C’est ainsi que de ses faux-pas successifs agressant les trop rares moments de quiétude, ce chercheur de lumière brigue à présent l’accès à un fort renversement d’attitude. Avec foi et vigueur David ambitionne de rallonger ce contact à la félicité*, duquel s’établit un état à partir duquel tout devient clarté.

             Dès lors, muni du secret espoir d’éliminer les pulsions passées qui remontent à la surface, Aventura va donc essayer de faire face. Compte tenu de la perspective stimulante que cette vision lui procure, sa vie va prendre l’image d’une bascule. Son lieu d’existence actuel ne correspondant plus au besoin d’évolution inscrit dans ses gènes, David va tenter alors de dépasser avec flegme, ces visions d’un empire financier qui d’ores et déjà le dédaigne. Le tout fomenté par un mental décuplé, les initiatives incohérentes qu’il a semées pourraient-elles vraiment s’annuler ?... C’est bizarre mais la plupart de son relationnel l’exaspère et ses préoccupations financières d’hier passent aujourd’hui au second plan. Vu l’extravagance de ses actes, reflet d’une séparation sentimentale assurément délicate, le discours intérieur s’avère si néfaste, que la sérénité, à laquelle tout à chacun aspire, résonne comme un vain mot impossible à dire.

Alors il prend son courage à deux mains. Malgré les cataclysmes familiaux fraichement provoqués, revoir une dernière fois sa dulcinée pourrait à coup sûr lui permettre de clarifier la situation fâcheuse dans laquelle il s’est enfoncé. Depuis son accablement entrelacé des images d’une séparation désobligeante, survenue le jour même de fiançailles abracadabrantes, son espoir équivaut à racheter sa conduite insignifiante. Comment a-t-il pu en arriver là ? Pourquoi, et ce devant un parterre de sommités représentant le gratin de la bourgeoisie locale, ce jeune homme s’est-il fermé les portes de l’ascension sociale ?...             

Le téléphone, moyen beaucoup trop mesquin, et puis de toute façon elle aurait raccroché, ce chercheur d’un autre chose prend donc la résolution d’intercepter son ex-petite amie à la sortie de son job. Effectivement, Joana exerce une activité de clerc de notaire en plein cœur de la ville de Berre l’Etang, dans les Bouches du Rhône. Pour le compte de l’étude notariale la plus reconnue dans la région, où se traite les demandes d’actes en tout genre affluant bien au-delà de la Provence, cette brune sulfureuse dirige d’une poigne de fer la section immobilière.  

Allez, le mardi tout est permis ! Avec comme point de départ son nid douillet de La Fare les Oliviers, David décide de surpasser les déboires survenus une semaine auparavant. Désormais dans l’allée bordée de peupliers de cette prolifique affaire de père en fils, une idée le fait se raviser. Afin de ne point être repéré et disjoncté par l’un des employés du cabinet, il prend soin de ranger sa Yamaha 850 cm3 à l’extérieur de l’enceinte aux berlines suréquipées. Un boulevard agrémenté d’énormes platanes longe les quelques cinq cent mètres carrés du complexe rénové depuis peu. La mairie toute proche, dans son éloquente blancheur, représente le point central de ce chef-lieu .                                                                                           

Malgré la fin de l’été, une fraicheur relative ravit l’étang d’eau salé le plus grand d’Europe. Emmitouflé dans une large parka beige, Aventura ne peut calmer l’effluve de ses pensées. Mettons-nous à sa place. A de très nombreuses reprises, sa double activité d’analyste financier et d’agent immobilier l’a conduit jusque dans ces beaux quartiers. Un tableau à l’entrée de l’étude le mentionne comme premier apporteur d’affaire de l’année.

Tout en détachant la sangle de son casque, ce garçon accaparé par la tournure des évènements attache du new man à l’arbre son bicylindre. La buée qui recouvre l’ensemble de la visière s’amenuise ; ce qui l’oblige à revenir à l’objet de sa venue. Aventura, après l’avoir enlevé, range alors sa tenue de motard dans le porte bagage ajusté au pare-boue arrière. Le mistral, ce vent de nord qui débouche de la vallée du Rhône, s’atténue. De ses premières foulées alertes devant l’étude, subitement se bloque son attitude. Eh oui ! David n’y échappe pas… A la vue du cabriolet toutes options offert à son ancienne dulcinée, le cœur s’emballe et fait vaciller ses jambes généreusement musclées. Dans un manque d’oxygénation caractéristique d’une phase de stress, il franchit en définitive le portail d’étain forgé en S. Un pin massif avoisine un immense platane. Les graviers crépitent sous ses pas. Malgré son flegme apparent, la recrudescence des palpitations cardiaques qui tapent au niveau des tempes se renforcent. Cette tension englobe aussitôt toute les fonctions de son psychisme*, pour finir par ériger une poussée émotionnelle instinctive.                                                                                                                                - Allez garçon ! Tu ne vas pas renoncer. Pourvu que je ne croise personne… Pas grave, allez inspire, expire ; inspir par l’abdomen, expir par le cœur.                                      

Désormais, le sas coulissant de l’entrée se présente. La porte comme d’habitude s’ouvre brutalement. Ce fou furieux regarde alors machinalement sa montre. Celle-ci mentionne 18 h 30 et malgré le mois d’août avancé, la clarté du jour bat son plein.             

Une ombre le rattrape. Un homme d’une cinquant   e d’année quitte les somptueux locaux aménagés en hacienda. Ouf ! Ce n’est que le dernier client de la journée. Dorénavant positionnée face au bureau d’accueil, une standardiste recourbée sur son téléphone se distingue dans l’enchevêtrement des répliques de Pablo Picasso. Distinguant des chaussures poindre dans son angle de vision, Odile la blonde voluptueuse hausse machinalement la tête. Surprise ! Que vient faire ici cette énergumène ?... Un discours intérieur s’initie, et bien que cette aguichante trentenaire soit occupée à répondre, elle ne peut s’empêcher :                                                                                                                              - Ce malappris exécute verbalement mon amie Jo devant pas moins de deux cent personnes et il a encore le toupet de pointer le bout de son nez.                                                         

La prunelle des yeux de cette secrétaire d’accueil se noircissent davantage. David, compte tenu d’une situation qui lui échappe, décide en parallèle de suspendre la discrimination montante. Sans attendre la fin de l’entretien, il file droit vers son destin. Un : ‘’Que puis-je monsieur’’ siffle dans le couloir ; notre homme ne répond pas. Un zigzag dans les larges couloirs le conduit devant le bureau de son ex. Malgré tout une hésitation stoppe sa course :                                                                                                  - Mais que fais-je ici ? Que m’a-t-il pris, depuis notre épopée malgache, d’écouter Anna ma confidente ? Cette personne, à qui je dois en grande partie la prise de cette décision, a-t-elle la science infuse ? Dois-je vraiment écouter les conseils d’une fille que je connais à peine finalement ?...                                                                                                                                

Sur le point de tourner les talons, sa main se pause simultanément sur la poignée de la porte. Par l’action David quitte ainsi les plans machiavéliques du mental, qui, dans sa vampirisation systématique de toute prise de position, renforce son influence trompeuse. Aussi dans la foulée, l’imposante structure en merisier s’entrebâille :                                                                                                                  - Bonsoir Joana Amato !                                                                                                                - Non ! Je ne le crois pas ! Marque cette dernière éberluée. Sortant sans coup férir de la réflexion que lui demande la préparation de l’acte de vente posé sur son bureau, son large chemisier Channel galbe une poitrine avantageuse.                                                                                                                  - Quel culot tu as ! Sort immédiatement ou j’appelle la sécurité…                                       

Dans la foulée, suite à des enjambées caractéristiques d’une athlète sauteuse de haies, la standardiste pointe le bout de son nez.                                                                                            - Eh toi Odile… Décidément on rentre dans cet office comme dans un moulin !                                                                                                                                     - Désolé madame. J’étais au téléphone et Mr Aventura n’a pas daigné s’arrêter au secrétariat.                                                                                                                               - Jo calme-toi ! D’un, tu oublies que je suis ici un peu comme chez moi. De deux, il n’y a jamais eu de sécurité dans cet établissement. Merci Odile… J’en ai pour deux minutes.    La secrétaire sous l’aval du clerc se retire. Dans son dos, désormais assis dans l’un des quatre confortables sièges en bois de palissandre, l’inquisiteur enchaîne :                                                                                                                                        - Voilà très chère. Je voulais simplement que tu saches que je regrette sincèrement le mal que je t’afflige. Ce que j’ai revendiqué lors de nos fiançailles n’était nullement préparé à l’avance. Une fois sur scène cela a été plus fort que moi : le cœur a parlé ! Que tu croies ou non à la singularité de toutes ces choses qui nous divisent, désormais nous ne sommes plus sur la même longueur d’onde. Cette vie de petit bourgeois ne me sied plus ; besoin d’aventure, besoin d’évoluer…                                                                                - Oui comme d’habitude. Tout pour ta gueule et rien pour les autres ! Profère une Joana plus belliqueuse que jamais.                                                                                                                                 - Je t’en conjure. Ne rentrons pas dans une discussion stérile. Je ne cherche nullement à te convaincre mais simplement à t’avouer ma vérité. Je dois aller au bout d’une forte aspiration intérieure…                                                                                                                                - Tu veux que je te le dise franco. Tu es une véritable ordure ! Ton annonce de séparation lors de nos fiançailles, face de surcroît aux deux cents personnes Aixoise les plus éminentes dans le milieu des affaires !... C’est honteux ce que tu m’as fait. J’en serai à jamais affligée.                                                                                                                                     

A la sortie des trois dernières syllabes édictées, des sanglots ternissent son rimmel prononcé. Dans un apitoiement des plus réprobateurs, ce futur officier ministériel sans autre alternative craque. Pourtant, dans un dernier moment de lucidité, une fois réajustée sa longue chevelure permanentée, la rancœur à moitié retenue jusque là va s’exprimer. Depuis une farouche envie de riposter, cette belle italienne à la peau satinée révèle enfin par quelle entremise le mal dans le couple s’est immiscé :                                        - J’ai écouté ta vérité, voici maintenant la mienne ! Je n’étais pas seule dans les Caraïbes. Il y avait en effet ma cousine et une copine ; par contre Robert, mon ex-petit copain, nous a rejoint. Si tu savais les parties de jambes en l’air… Eh oui ! Je n’ai jamais interrompu cette liaison. Elle représentait tout simplement une véritable passion. Notre couple lui reposait plutôt sur une construction. La pierre de réunification entre deux familles, qui l’une par ses talents dans la construction garantissait l’éclosion de celle de la promotion. Ton père s’associant au mien, un empire en progression devait supplanter tous ceux fondés dans la région. De ce département jusqu’aux confins de la nation, l’accès individuel à la propriété d’habitation, reflet de la demande d’un marché en sans cesse évolution, aurait sonné le glas de toutes tes mystiques aspirations… La belle reprend du poil de la bête et peut donc clôturer. De toute façon, c’est trop tard. Ils le feront sans toi cet empire immobilier.                                                                                                              - Mais Jo...                             

Aventura resta scotché debout. Que venait faire ce Robert dans l’histoire ! Pourquoi avait-il fallu qu’elle choisisse cet avocat d’affaire qui régulièrement interférait dans leur couple ?! L’être humain ne récolte-il pas ce qu’il sème ?...                                                                                                     Et puis tout devint plus clair. David comprit simultanément pourquoi l’appel du cœur, vécu lors de ses vacances en territoire malgache, avait supplanté la raison. Le fait qu’il succombe au charme d’une somptueuse créature provenait en fait de son intuition. Depuis cette nuit inoubliable de liesse collective où il retint un maximum sa tentation, les charmes évocateurs de la somptueuse Zéliane à la peau de dauphin participèrent à amorcer sa rébellion. Désormais c’était scellé. Un principe directeur l’avait poussé à répliquer.                                                                                                     

Joana, toujours vexée malgré l’aveu, ne voulut plus rien savoir. Son statut de petite starlette de la bourgeoisie locale éventré, le soi-disant prestige qu’elle nourrissait se dérobait sous ses pieds. Dans un dernier regard assassin, elle formula une démoniaque envie. Réduire à néant celui qui avait brisé sa vie. Aussi, sans se faire prier, un Aventura douché à froid rebroussa ses pas. Regagnant sans s’attarder l’extérieur de l’enceinte, dans son angle de mire apparût le régent des lieux. Un grand couloir tapissé de velours blanc les séparait. Ce père de deux fils, qui déjà au sein de l’office lui succédaient, rejoignit prestement ce jeune homme que sa malice désappointait :                                                                 - Eh bien David ! Tu es bien le fils de ton père toi ! Que vas-tu devenir ?                                              - Bonsoir maître. Je viens de m’expliquer avec Joana. En aucun cas je ne tenais à lui causer du tracas. Je sais… J’ai peut-être poussé le bouchon un peu trop loin en annonçant aux yeux de tous ma reconversion dans l’hôtellerie. Par contre désormais je suis fixé. Rejoindre une contrée à la pointe de l’Afrique pour y monter un complexe de vacances découle essentiellement du renforcement de la petite voix intérieure couplée à la libération. Oui cela se confirme de jours en jours. Cet élan, qui m’insuffle le courage et la force nécessaire… Autant pour moi, mais je ne peux le retenir plus longtemps.                                                                                                                                                           - Bien, crois-moi que tout le monde connaît dorénavant Madagascar ! Ton incartade a fait le tour du milieu des affaires Aixois, ironisa le septuagénaire engoncé dans un complet marron foncé. Marquant sa profonde déception vis à vis du camouflé orchestré, une cravate multicolore trop serrée augmentait les plis de son cou mâchouillé. Conséquence d’une exposition au soleil répété depuis les longs week-ends sur son bateau de trente pieds, sa dégaine de pied-nickelé n’empêcha point ce maire d’une localité voisine de poursuivre son plaidoyer :                                                                                                             - Te rends-tu vraiment compte ?! Quitter la fille Amato et la manne financière qu’elle représente… Mon Dieu quel idiotie ! Et puis entre-nous soit dit David, moi qui connais ta famille depuis des lustres. Ton projet, il va durer quoi ? Un an, deux ans, et puis après…       

Il faut dire que ce représentant national du conseil supérieur du notariat connaissait la musique. Du haut de son vécu, fruit de ses quarante années d’expériences dans son cabinet, ou encore au sein de son équipe municipale, moult responsables économiques en manque de nouveauté accréditèrent cette même fuite des responsabilités. En effet, suite à des coups de tête intempestifs, ces hommes avaient quitté femmes et enfants, pour supplier par la suite son appui dans la reconquête des anciens attributs. Alors rasséréné par la teneur de ces différentes péripéties, cet illustre notaire décida d’employer une autre stratégie :                                                                                                                                  - La société de consommation va te manquer. Tu reviendras donc sans l’ombre d’un doute en Provence afin de reprendre illico presto du service. Alors sois un peu réaliste ! Avant d’être grillé pour ce futur proche, tourne les talons et va recoller les morceaux avec ta promise. Ecoute, je dois bien ça à ton père…                                                                                                                                                                        - Quoi ! Mon père ! Que vient-il faire dans notre discussion. Cet homme n’a jamais levé le petit doigt pour sa progéniture. Et là d’un seul coup, à la vue de ses projets de consortium immobilier qui s’envolent, il demande l’aide d’un officier public. Non mais je rêve ! Je vous rappelle Maître que vous êtes titulaire d'un office ministériel et dressez,  par la même, des actes ayant force authentique et exécutoire… Alors celle-là, elle m’en bouche un coin.                                                                                                                                                                           - David, ce n’est pas ce que tu crois ! Voilà le plan, pensait rétablir le maire désemparé par la vision exacte de ce rejeton. Une fois que tu auras consolé Joana et présenté des excuses à sa famille, je ferais passer le mot comme quoi toute cette comédie convient d’un simulacre organisé par l’étude. Avec comme résultante une publicité d’enfer pour mes deux successeurs de fils, je participerais ainsi à recoller un couple promis à une grande carrière d’affairiste.                                                                                                     - Maître Vantardi… Avec tout le respect que je vous dois. Vous rendez-vous compte de la portée de vos calculs de bas étages. Faire du bisness, toujours et encore faire du bisness ! Et le cœur dans tout ça… Dorénavant totalement rassuré dans sa démarche, les aveux de ce maire aux abois amenèrent Aventura à conclure, sans qu’il puisse retenir un semblant de joie. Adieu maître ! J’ai été ravi de travailler avec votre concours.

etc........... 
 Livre en vente chez l'éditeur ''la société des écrivains''                                                                                                                                                                                


Publié à 11:38 , le lun 13 oct 2008, Flic en Flac
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- VORTEX - Savoir Relatif 1

Est-il possible de raccorder la Terre au Ciel ?

         Un beau jour de printemps, près de deux mille personnes se regroupèrent autour d’un pacificateur d’âmes d’exception. Outre ses talents d’orateur, fruit de ces nombreuses conférences entre l’occident et l’orient, cet érudit* en question avait connu moult expériences qui lui permettaient de revendiquer aujourd’hui un idéal de vie en phase avec la foi. Non pas la foi en un Dieu qui avait donné un sens à sa vie, mais plutôt de la foi en l’appel qu’il entendait constamment au cœur de son être. Par dizaine de milliers ses œuvres de romance-spirituelle se vendaient aux quatre coins de l’Europe. Depuis son mètre quatre-vingt-dix, le charisme qu’il dégageait laissait rêveur les plus jeunes. Installés aux premières loges, ces derniers en profitèrent pour prendre le taureau par les cornes. Dès le début des débats, et ce avec une sincérité verbale éloquente, sortie tout droit de la torpeur interne qui agresse actuellement leur génération, ils traduisirent leur inconfort mental par une série de questions :                                                                                                                              

         - Mais que nous arrive-t-il ? Naguère dans notre enfance si tranquille, avec l’envie de nous amuser, de rire, voire même de chanter, nous nous sentons désormais fatigués, déprimés, assurément stressés. A bien y regarder, accentua Sylvie, nous ne percevons plus la joie dans notre être, si cruciale dans le bon accomplissement de nos actes au quotidien.

Porteur d’une vision nouvelle dans l’approche spirituelle, le maître DEVANANDA, dont personne ne connaissait ni l’âge ni l’origine de sa thérapie, se préparait à prendre la parole. Seuls ses statuts d’éminent psychologue de l’occident et de dénicheur de talents en orient avaient filtré. Son arrivée tardive de l’aéroport, due à une confusion des horaires d’avions, scuisa la moindre des préparations. Dès lors, et compte tenu la farouche détermination à apporter sa pierre à l’édifice de l’accomplissement humain, il insista pour répondre instantanément au besoin brulant de la foule. En effet, celle-ci patientait voilà près de deux heures. Il fallait donc annihiler sans attendre l’exaspération grandissante. De ces étudiants de second cycle, de ces quelques cinq cent cadres d’entreprises encerclés par un panel de mystiques et des acteurs économiques du secteur tertiaire, regroupés autour de retraités ravis d’assister à ce débat d’idées, ressortaient à demi-voix la notion d’arnaque. Cependant, tout ce beau monde ne soupçonnait encore à quel point cette rencontre culturelle allait changer le cours de la vie.                                                                   

- Quelle joie pour moi de faire face à autant d’âmes qui arpenteront un jour prochain, j’en suis sûr, la voie de l’Amour, de la Bonté et de l’Abondance. Aussi, je vous remercie mademoiselle. Cette première question du défaitisme récurrent qui prend le dessus sur l’enthousiasme tombe à point nommée. Aux yeux de tous, une grande bouffée d’air précéda la réponse… Alors voilà chère Sylvie ! De façon graduelle, l’être humain, soucieux de respecter les consignes en vigueurs, a jeté aux oubliettes la pulpe du confort intérieur. A l’opposé d’un quelconque épanouissement des facultés préenregistrées en son sein, il se contente aujourd’hui d’approuver une éducation basée sur la surconsommation. Aussitôt cette ligne de conduite entérinée, la communion profonde du cœur avec les forces de la nature laisse place au paraître et au superficiel. Les dés sont jetés. L’immoralité et la corruption se renforcent. Ce point d’appui s’ancrant avec des mœurs assujettis à l’athéisme, aucune autre piste en phase avec le salut tant recherché ne se présente. Résultat, ce même être humain n’a pas d’autres choix que de se réfugier sur le frêle esquif d’une vie éphémère ; de s’abandonner désormais à l’ivresse des plaisirs sans lendemain qui l’éloignent toujours plus des grandes lois de l’univers. La nature humaine est-elle incorrigible ?...                                  

 Rien de ce que nous sommes, de ce que nous avons ou faisons n’est permanent. Cette femme si attrayante que tu représentes Sylvie, ou cet homme forcément influençable qui aurait pu naître à sa place, avec tous les phénomènes extérieurs auxquels vous vous associez tous les deux, s’émancipe grâce à l’action magique d’un processus en constante évolution. Se détourner de l’acheminement à la grandeur de son être, que ce mécanisme purificateur cautionne, constitue la principale cause de frustration de l’humanité. Stress surabondant, angoisse nauséabonde et peur du lendemain jaillissent sans crier gare ; finissent par terroriser et rendre fou allié tout individu mal informé. Eh oui ! Mon éducation ne doit pas devenir mon esclavage…                                                                                                             

Aussi, une fois que moi, cette personne lambda procrée pour atteindre le bonheur, je m’engage dans la tourmente du malaise intérieur, comment pourrais-je éviter la stupeur ?! Entrevoir cette sensation de liberté, si fondamentale dans l’acheminement à des stades de renouveau, demeure en effet une douce utopie. A cause de la manipulation orchestrée par des forces qui surgissent des profondeurs de mon inconscient, la vie parait fade, dénuée de tout challenge. L’orateur en tomba presque à la renverse…  En ce sens, la célèbre nouvelle de Tolstoï, La Mort d’Ivan Ilitch, relève une position fort intéressante. Cet auteur référencé aux quatre coins du globe décrit son personnage principal comme un homme exclusivement motivé par les attentes des autres et incapable de réaliser ses propres rêves. Le deuxième chapitre de cette nouvelle débute ainsi : ‘’Le récit de la vie d’Ivan Ilitch est des plus simples et des plus ordinaires, et par conséquent des plus t e r r i b l e s...’’. Sous-entendu que si j’espère avant tout devenir une personne normale, conformiste et commune aux attentes socio-parentales, j’attire les choses ordinaires qui s’avèrent dénuées de saveurs. Cette analyse, outre la conclusion de Tolstoï, ne serait-elle pas plus réaliste qu’elle n’y parait ?

- Hé ! Mais pour qui il se prend celui-là !… Malgré la publicité flatteuse des émissions radios autour de son intervention commanditée par le conseil général, tel à quoi s’adossait pourtant le sentiment unanime de la salle. Cet invité de marque se rendait-il bien compte de la portée des premières phrases de son élocution ?                                                                        

 - Je vous rassure, nous étudierons vos réflexions par la suite. Mais laissez-moi poursuivre s’il vous plait… Tout débutant par l’enfance, la banalité imprègne l’identité de la personne qui se construit. Une sorte d’auto-programmation extrêmement difficile à inhiber prolifère ainsi dès l’adolescence. De manière insidieuse, les douleurs, les souffrances, les déceptions qui s’y rattachent se reproduisent, pour augmenter sans cesse leurs emprises. Dès lors, à l’instar de la trame d’un paysage que l’on dupliquerait façon hologramme, un monde du commun commence à régenter l’appareil cognitif*. Cette fonction de l’esprit appartenant de plein fouet à la condition humaine, l’individu en bas de l’échelle de l’évolution se fourvoie à son insu dans un cycle de vie répétitive. Limité dans sa liberté d’action, il ne parvient pas à enclencher, et qui plus est, à accomplir ce qu’il souhaite au plus profond de son cœur. Les songes, qui l’inspiraient profondément fût un temps, ne franchissent ainsi jamais le stade de la réalisation. Pire ! Compte tenu des dilemmes intérieurs, ils se retourneront à force contre lui. Pourquoi ?...                                                                                

Un leurre existe et accapare l’esprit dans son ensemble. En tant que régent de l’émotion racine de la peur, il se nomme Moi Saboteur. Depuis son trône du côté ombre de la personnalité humaine, il ravit d’abord les pensées pour détruire tout vent d'exaltation ; dotée d’une habileté sans pareille, dénature les actes. La conséquence ?... La conviction en soi s’affaiblissant, cette personne médusée malgré elle se déroute, sans s’en rendre compte au début, des principes sanctificateurs de l’enthousiasme ; bref, d’une destinée en phase avec les prédispositions enfermées dans l’essence de son être. Dorénavant totalement prévisible, sa nonchalance la pousse à abandonner, et qui plus est à reculer devant l’inattendu. Les échecs indispensables, distillés par la vie en vu de la fortification de sa bravoure, l’éjectent au-delà du circuit de la révélation. Sa descente aux enfers s’accélère. L’inconfort mental, devenant de plus en plus lourd à porter, finit par imprégner les plus sensibles qui l’entourent…            

Toutes sortes de contrariétés non refoulées protègent l’influence de ce Saboteur, si précieux pour les détenteurs des rênes de l’économie de marché.                                                 

- Attendez une minute ! Vous présumez que ce mal-être est la résultante de notre attache à la consommation, elle-même responsable d’une disgrâce fomentée par les pouvoirs en place…                                                                                                         

 - Hum ! Vous n’êtes pas si loin, répondit d’un ton péremptoire le sage jusque-là en position verticale. Attendez la suite vous n’allez pas être dessus… Tout en s’asseyant il pressentit que quelque chose d’énorme allait avoir lieu. De toute façon, bien que ces déclarations apparaissent comme fracassantes, le temps était compté. Le commun des mortels avait le droit de savoir. Désormais la sauvegarde de l’humanité en dépendait :                

- En fait, c’est ce Saboteur qui régente le tout. Depuis son intronisation dans les rouages de votre psyché*, son association constante à l’un, et a fortiori à plusieurs des 14 artifices* d’un Moi sclérosant, recouvre pleinement la vision de l’existence. Cette même nature appelée encore basique ou illusoire, à laquelle s’identifie tout individu mal dans sa peau, pense uniquement à la satisfaction des désirs les plus vils, détectés sous toute forme d’exigences récurrentes.                                                                                                             

La plupart du public parut médusé. Un mini vent de panique secoua même les quinquagénaires des rangées du milieu. Cette histoire du Moi Saboteur venait de chatouiller bien des âmes. Que ce moment fût dur à affronter pour la foule. Malgré tout une deuxième voix se fit entendre :                                                                                                                        

- D’accord ! Tu viens de nous toucher là où ça fait le plus mal. Alors comment, toi, ce sage porteur d’une clairvoyance à toute épreuve, te sortirais-tu de ce piège apparemment tendu par la création ? Souleva Déborah la déléguée d’une des promotions de sciences politiques…                                                                                                                                            

- Bien ! Je vois que madame a déjà abordé le sujet… Alors voilà ! Le premier pas du salut consiste, à travers nos rouages cérébraux, à déceler puis à accepter l’existence de ce Moi déstabilisateur. Il convient à une sorte de test en grandeur nature. Ensuite, tout en décidant en conscience d’en dépister les abus, sans bien sûr le brusquer outre mesure, l’action juste se résumerait à rectifier le tir. A charge pour celui qui désire toucher à la plénitude inscrite dans son être, de s’éloigner de l’improductivité cautionnée par ce despote de Saboteur. Oui ! Cette disposition malsaine et contraignante de l’esprit pourrait s’estomper ! Oui la souffrance récursive qui cautionne bon nombre de vies devrait pouvoir s’annihiler !...

- Ah bon et pourquoi ?                                                                                      

- En décidant de vivre dans le monde du supplice indéfiniment, Moi, cet humain raccroché à la défense de mes acquis, je réagis forcément aux circonstances de l’existence avec aversion, agressivité ou mépris. Créant ainsi d’innombrables afflictions pour moi-même et les autres, mon malaise intérieur s’accentue jusqu’à tuer à petit feu toute volonté d’initiative. Aussi, puisqu’une majorité de la population perdure dans cette sorte d’apitoiement perpétuel, je fréquente donc, pour tenter de lui faire face, une société où chaque groupe, chaque minorité, chaque pays se formate sur l’avidité, la violence et en définitive renforce l’émotion racine de la peur. A bien des égards, l’indifférence pour les malheurs d’autrui se décuple. Défense et protection de cet organigramme soigneusement établi sont alors assurées. C’est un peu comme si, en quelque sorte, les forces du mal tissaient une toile géante sur la Terre. Avec dans son angle de visée l’éradication d’un quelconque espoir en un avenir meilleur, celles-ci s’accapareraient la moindre parcelle d’amour. L’orateur gratta alors son crâne rasé… Désolé chers spectateurs, mais n’y aurait-il pas une impression de déjà vu ?!                                                                                                        

En définitive, cette mainmise sur ma cognition*, sournoisement installée, me détournerait sans cesse du droit chemin. Son job : m’appâter vers les abîmes de l’insatisfaction depuis les procédés dissuasifs de la tentation sans limite                         

Bing bang ! Cette vision saisissante de la nature humaine se précisait. Une à une les têtes des plus réceptifs se relevèrent. L’orateur se devait donc d’enfoncer le clou.                               

  - Vérifiable par l’expérience personnelle, chaque fois qu’une identification à cette forme d’illusion se produit, il se crée une séparation entre moi-même et l’environnement. Sans aucune autre alternative, la pulpe de mon potentiel intérieur s’éclipse face aux caprices utopiques du Saboteur. Comment pourrait-il en être autrement ! L’attachement à cette matrice secrète et habile, qui plus le temps passe renforce son pouvoir de dérision, modifie ma perception de la réalité pour détériorer l’ensemble de mes relations. Et comme je continue à cautionner cette façon d’être en proie à l’involution, la frustration et les déconvenues en tout genre défigurent mon quotidien… Puis un beau jour, par le jeu des disgrâces successives et cette sensation du ‘’j’en peux plus, je vais exploser’’, une rencontre, voire un livre ou une chanson se présente. Ce coup de pouce de l’Universalité m’amène alors à vivre l’émotion racine de l’amour dans toute sa splendeur ; ce qui stoppe la descente aux enfers. Dès lors, ce profond désir de réussite qui s’extirpe de mes entrailles revêt un nouveau visage. C’est presque automatique ! Vu ma farouche volonté de pacifier mon conditionnement stérile, le Saboteur accepte de réduire son emprise. Réalisant de la sorte l’Unité de mon être par la seule thérapie qui vaille, le flux intarissable de l’Intemporel et sa source de vibrations bienfaisantes viennent à m’aider dans la tâche. Sous forme de coïncidences synchroniques ou d’idées salvatrices qui n’interfèrent plus dans le lumineux et sage dessein de la mère nature, j’apprends, sans me voiler la face, à accepter les choses telles qu’elles sont. Dans l’accomplissement de mon rôle altruiste et désintéressé, cette alchimie entre énergie-conscience-compassion ensemence ainsi la paix, la joie et la grâce dans le monde, de mon être vers autrui. Avec cette sensation de devenir, jour après jour, un véritable canal entre la Terre et le Ciel, une douce sensation d’androgénie* m’envahie, pour appâter les situations gratifiantes …

- Monsieur ! Avec tout le respect que je vous dois. Ne croyez-vous pas que votre vision du fonctionnement humain soit un peu trop simpliste ?                                                      

 - Désolé ! Mais la simplicité du jeu de la coïncidence prouve que rien n’arrive par accident. Chaque évènement, chaque aventure est appelée vers votre Soi par votre Soi, afin que vous puissiez créer et faire l’expérience de Qui vous êtes Vraiment. Tous les grands maîtres des plus sages traditions savent cela. C’est pourquoi ils demeurent imperturbables devant les expériences traumatisantes de la vie…

- Mais alors pourquoi, puisque cela semble si simple, l’humanité cautionne-t-elle encore cet appauvrissement des capacités psychiques ?                                                                   

- Encore une fois merci pour cette précieuse question, vous n’allez surement pas être déçu par la réponse. Aussi, débarrassez-vous de vos préjugés. C’est à ce prix que vous vous accorderez à la vérité enfermée dans votre cœur. Désormais habitué des faits, à chaque passage difficile à digérer, l’orateur respirait en profondeur… Messieurs, Dames, bien que cela vous paraisse irrévérencieux, gardez à l’esprit l’essentiel. Les détenteurs des plus grandes puissances politico-économiques ont tout intérêt à se laisser poursuivre la partie. Même s’ils revendiquent, à travers des discours fleuves, la nécessité de résoudre  l’ensemble des problèmes, malgré tout la plupart des conflits doivent demeurer à jamais. Avec dans le collimateur une influence pouvant fondre comme neige au soleil, ton complexe militaro-industriel comprend très bien cela. C’est pourquoi il s’oppose à toute tentative d’établir un gouvernement pacifiste, où quoi que ce soit qui y ressemblerait. Ton establishment médical le cautionne aussi et s’oppose donc carrément, avec en ligne de mire sa propre survie, à tout remède placébo ; sans parler de la possibilité...

Livre en vente chez l'éditeur ''la société des écrivains''



Publié à 11:23 , le lun 13 oct 2008, Flic en Flac
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- VORTEX / Entrée en matière

 

       De tous temps il a existé des déclins et des croissances. Aujourd’hui, par contre, le monde tourne à l’envers et certains prétendent qu’il nous fallait ça pour comprendre. Un besoin de changement tiraille désormais le commun des mortels. Il porterait les rafales de l’espérance. Oui l’espérance en un profond renouveau suggérant que ma propre survie dépend de l’ensemble sur lequel je repose.                                                                                        

          Aussi, à bien des égards, Aventura, dixit David, appartient aux centaines de milliers de personnes qui constituent, sans le savoir, cette sorte de salut. Annoncé comme l’unique chance de sauver l’humanité, ce projet d’exception laisse toutefois sceptique. Ressemblerait-il à un vulgaire changement de mode, à une sorte de conspiration dénué de doctrine politique, voire plutôt à un ralliement populaire autour d’une logique implacable ?... Quoi qu’il en soit, vu son aspiration à reconditionner les normes actuelles, ce concept détonnant présenterait pour ses adeptes un tel espoir, que nombre de nos hauts dignitaires préfèreront se tenir à l’écart. Bien plus étendue qu’une simple réforme sociale, voire bien plus radicale qu’une révolution, à l’entendre ce phénomène d’exception, partisan d’une reprogrammation de l’être par son propre épanouissement, déclenchera le réalignement culturel le plus rapide de l’histoire. Ce grand, cet irrévocable changement en place depuis le début du 3ième millénaire ne résulterait pas d’un apostolat de plus. Non ! A l’instar des investigateurs du bonheur, il conviendrait en fait à un nouvel état d’esprit.                                                                  

            Comment ? La montée de cette vision du monde surprenante fusionnerait les plus récentes percées de l’investigation scientifique, aux pensées les plus pieuses qui nous soient parvenues... Bien ça m’intéresse ! Les fondements de ce thriller d’action, situé entre réalité et anticipation, vont à coup sûr me rallier à la réussite inscrite dans mes gènes.  

             Issues d’une vingtaine d’année de recherches continues dans le recoupement des bases de la physique, de la psychologie et des sciences humaines, auxquels dix années de voyages ininterrompues à travers le monde ont participé à aiguiser le tout, deux histoires en constantes interactions vous propulseront vers l’exaltation ; tout en montant en puissance, vous raccorderons à ce besoin interne de la libération. Dotée d’un scénario suffoquant limite démoniaque, cette œuvre alternant brio et ingéniosité vous ravira comme jamais. Avec en fil rouge, dans des parties Savoir Relatif, un guide à la sagesse infuse qui divulguera toute l’étendue de sa connaissance, les parties Intégration quant à elles flirteront avec l’espoir d’un état de conscience, où le bonheur dans l’instant foudroie toute inconstance. Haï ça promet ! L’alchimie des deux va vous magnifier...
 Cette vision aurait beau être refoulée, mais, des plus modestes au plus éminents, les dépositaires de ce renouveau se rencontreraient en fait déjà sur toute l’étendue de l’échelle sociale. Alors toi l’étudiant, l’indépendant, l’instituteur, l’employé de bureau, le scientifique, le membre de la corporation paramédicale, le fonctionnaire, le législateur du gouvernement, et encore toi l’artiste, le journaliste, le chauffeur de taxis, le cadre d’une entreprise privée, le médecin, le policier, le psychologue, le retraité, le chômeur, l’autodidacte, oui toi qui compose ce nouvel art de vivre, l’humanité en péril le réclame. Pour la survie de l’espèce : réponds présent à l’appel de ton âme !... Ton rêve ne serait pas sans espoir. Il se retrouverait seulement accablé par la peur issue de ton éducation, à laquelle l’utopie d’un monde, qui court à sa propre destruction, a fini le travail de sape. Pourtant, quand tu t’y réfères, ce rêve soi-disant inatteignable gratifie le centre de ton être du confort inespéré ; finit même, de temps à autre, par activer tes vibrations de paix. Alors pourquoi ne pas suivre la consigne des plus optimistes et partir à l’assaut de ce que tu as toujours été au fond de toi.                                         

Durant cette remise en question des valeurs fondamentales,  des ‘’introspecteurs’’ de renoms ont osé se dresser contre la forme maligne d’atteinte à la dignité, que les rouages de l’économie de marché cautionnent. De ce parcours marqué par une sorte de purification, ils endossent aujourd’hui un rôle de créateur. Oui vous avez bien entendu ! Un rôle de créateur à part entière pour lequel chaque être humain a été conçu. Aussi, avec comme voie de salut la déprogrammation des mécanismes endoctrineurs de la société, ils ne craignent plus d’afficher leur engagement. Pourtant, encore, la grande majorité des pourvoyeurs de ce nouveau monde préfèrerait rester dans l’anonymat. Son vécue l’amenant à penser qu’elle sera beaucoup plus efficace si l’on ne lui attribue pas des idées, qui, bien trop souvent, se comprennent à l’envers. Virtuellement dans toutes les arènes du monde socio-économique, ces hommes et ces femmes bouleversent ainsi à leur façon subtilement l’organigramme établi ; changent peu à peu l’ignoble infamie.                   

Dès lors, quelle que soit leur aspiration, ces insurgés, réclamant un retour aux valeurs du respect, appartiennent à une même famille. Du simple fait de leur formidable ouverture de cœur, une sorte de fraternité mondiale les regroupe. Inscris dans une perspective de vie allégée où la plénitude intérieure revêt le seul projet, ces mêmes acteurs de l’ombre représenteraient le témoignage vivant d’une nouvelle union conceptuelle. Plus de suspicion à avoir ! Les vieilles limites de l’inertie et de la peur pourraient se dépasser. Les niveaux d’accomplissements, jadis impénétrables, s’avèreraient dorénavant à portée. Sous la forme d’une richesse intérieure, un renforcement de la liberté, de la productivité, de la confiance en soi rejaillirait ; renforcerait cette formidable capacité à se sentir à l’aise dans l’insécurité. De ces problèmes qui se transforment ainsi en défis, comme des occasions de renouveau, la source du stress pourrait se tarir ; la défensive et les soucis habituels déguerpir. Tout redeviendrait alors possible…                                                                

Eh oui Messieurs, Dames, accrochez vos ceintures ! La traversée de trois continents vous attend. Voici venu le temps d’une aventure extraordinaire, qui, mise à nue dans un environnement inconnu, tentera de rejoindre une partie de l’esprit où la perdition et le désespoir n’ont plus de prise sur la vertu ; où à travers des rencontres inattendues qui soutiendront l’ébahissement, se dégustera le ravissement d’une jonction totale à l’élément.

PS : Les acteurs et les situations décrits dans cet ouvrage conviennent d’une imagination débordante. En conséquence, toute ressemblance avec des personnages ou des évènements existants ou ayant existés ne sera que pure coïncidence.   

Livre en vente chez ''la société des écriavains''             

                                                                                           



Publié à 09:42 , le sam 11 oct 2008,
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